Vampire Waltz

France, XVème siècle. L’ordre de la Flamme Eternelle mène une guerre feutrée contre les vampires. La victoire appartiendra à ceux qui survivront à la Nuit...
 
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 Decebal le Barde

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Decebal Sutarefson

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Messages : 25
Date d'inscription : 21/03/2018
Localisation : Dans une auberge

MessageSujet: Decebal le Barde   Mer 21 Mar - 15:29

Sutarefson
Decebal
Âge : 97 ans
Groupe : Vampire
Métier : Barde
Etat civil :  Veuf
Faction : Civil

▬ ft. personnage de Unknown
Carnation : Blanc

Taille : Decebal ne s'est jamais mesuré mais même sans savoir réellement sa taille, on peut dire qu'il est grand, très grand. Il fait principalement une tête de plus que tout le monde, parfait pour le retrouver dans la foule.
Cheveux : Le vampire à les cheveux blanc-gris qui sont assez long, a vrai dire, il ne les a fait coupé qu'une fois par sa tante quand il était adolescent. C'est à dire il y a longtemps... Il a pour habitude de les attaché dans un vulgaire chignon qui laisse des mèches s'échapper de la coiffure.
Yeux : Ses yeux sont facilement reconnaissable entre mille, d'une couleur doré surnaturelle.
Decebal sait seulement que ça fait parti de son héritage venant de son père.
Style vestimentaire : Decebal met toujours des habits très sombre, principalement noir pour ne pas attirer plus l'attention que nécessaire. Sa vieille cape marron usé à capuche toujours sur ses épaules ne le quitte jamais !
Signe(s) distinctif(s) : En tant que Barde, Decebal se promène toujours avec sa mandole qu'il ne quittera jamais. Un cicatrice est visible sur son avant-bras droit même si elle s'efface au fur et à mesure des années.

Ignác soupira fortement, laissant toute son exaspération sortir de ses lèvres en direction de son cousin qui disparaissait de plus en plus dans la foule. Enfin, il ne savait pas trop s’il devait appeler l’individu comme ça ou plutôt le surnommer simplement « morveux », c’était un surnom que le père d’ Ignác avait toujours donné à Decebal. Il leva ses yeux verts vers le ciel, se demandant comment son père avait réussi à gérer le vampire avant lui. Il rattrapa le jeune homme par le col de sa veste usée, fronçant ses sourcils déjà gris.

« Hé ! Arrêtes de t’agiter comme ça, tu vas te perdre !
- Comment tu veux que je découvre la région si tu me tiens en laisse ?
- La seule chose que tu veux découvrir c’est les gamines dans les bordels alors suis moi et tiens les sacs ! »

Decebal se mit à rire avant de mettre les sacs par-dessus son épaule sans faire attention au poids conséquent de ceux-ci, suivant Ignác qui soupira en se frottant l’arête du nez, déjà quarante-cinq ans qu’il voyageait avec le vampire sur la mer. Il l’avait emmené avec lui sur son bateau de fourrures et d’épices car Decebal passait trop de temps dans sa demeure à se morfondre sur son sort. Depuis ils étaient restés ensemble pour le bonheur de l’un et de l’autre, même s’ils ne se l’avouaient pas et ne se l’avoueraient certainement jamais.

Ignác fixa d’un air blasé l’animation du marché : Poissonniers criant et hurlant que leurs marchandises étaient la meilleure, marchands en tout genre ventant leurs objets des plus louches, bouchers exploitant leurs viandes, vendeuses de fleurs et les filles de joie qui montraient leurs délicieuses jambes, il y avait de tout pour plaire et convenir aux passants et c’est pourquoi ils étaient ici.

Il jeta un coup d’œil à Decebal, celui-ci faisait une tête de plus que lui mais pour une raison étrange, Ignác le traitait toujours comme un jeune homme. Peut-être parce que le physique du vampire n’avait pas changé depuis presque d’une centaine d’année. Ou peut-être qu’il avait toujours gardé son caractère de jeune homme malgré les épreuves de la vie et Decebal en avait eu. Une enfance tragique dont il gardait encore le secret mais dont une cicatrice de morsure lacérait son bras. Ses nombreux voyages et ses rencontres plus ou moins agréable, sa rencontre avec une humaine qui lui avait fait découvrir la joie que procurait l’amour mais qui mourut des années plus tard de la Peste.

Dans un sens, il en gardait encore des séquelles, ses nombreuses années à fouler le sol se lisait dans son regard. Il suffisait que Decebal entende les aboiements et les grognements des chiens à son passage pour voir la haine bruler ses pupilles et montrer ses crocs. Si un prénom ressemblant à celui de sa femme venait à sa rencontre, la tristesse défigurait son visage et il se retrouvait alors dans un état lamentable, entre apathie et errance.

Mais Ignác  ne se rappelait pas que des côtés sombres de son cousin. D’aussi loin que ses souvenirs lui permettaient, il se souvenait de cette chevelure blanche et de ce visage de jeune homme aux yeux dorés, de cette façon de voir le monde de façon trop optimiste comme si malgré les chutes et les peines, il arrivait à se relever toujours et à sourire au monde entier. Decebal n’avait aucun problème à parler aux étrangers, il était même une sacrée pipelette quand il s’y mettait, Ignác avait dû de nombreuses fois le stopper dans ses conversations avant que Decebal ne se mette à parler un peu trop.

Mais il n’y avait pas que du bon dans sa franchise, il avait cette manière de dire ce qu’il pensait des gens sans aucune honte et avec une certaine moquerie dans la voix. Ignác détestait ce côté de son cousin car il était la première victime de ses paroles même si Decebal n’avait jamais été trop méchant envers lui.

« Heureusement…
- Tu as dit ? Demanda Decebal.
- Rien, j’ai rien dis !
- Mais si, tu viens de dire quelque chose ! Tu perds déjà la tête à ton âge ?
- Tais-toi Morveux ! »

Decebal se mit à rire, son instrument de musique qu’il emmenait partout avec lui se balança dans son dos… Ignác se demanda ce qu’était une centaine d’années dans une vie de vampire, surement un clignement de paupières, il se gratta sa barbe de plusieurs jours en se disant que ça ne le regardait pas, Decebal était l’enfant de la fameuse Aliénor et d’un soi-disant comte déchu Farkas, il n’avait pas à penser plus loin que ça : C’était un membre de sa famille.

Decebal tourna la tête et fixa l’homme avec son regard doré, Ignác se dit qu’il n’avait jamais vu d’autres vampires avoir des yeux comme ça et il en avait rencontré pour sûr, Decebal en avait souvent ramené dans les tavernes où ils avaient séjournés. D’après les souvenirs vagues de Decebal, seul Farkas avait les mêmes yeux, encore un élément de son héritage douteux…

« Qu’est-ce qu’il y a Ignác ? Tu es subitement tombé amoureux de mon visage ? »

L’homme tiqua à cette phrase et tapa du poing l’épaule de l’autre qui riait.

« Arrêtes de dire des bêtises pour une fois !
- Je sais, tu me regardes car tu as peur d’oublier ma beauté !
- Tu rêves mon pauvre bougre ! Allons acheter ce qu’il te faut pour ton escapade stupide !
- Oui, oui, mais je sais que tu ne veux pas me laisser partir au fond, je te manquerais trop !
- J’ai surtout peur que tu te ramènes avec les problèmes au dos ! Tu es un aimant à complications ! »

Ignác soupira bruyamment pendant que Decebal riait de nouveau, ne pouvant pas argumenter contre cette terrible vérité. Ignác se retint de donner un coup de pied à l’homme qui lui passait devant pour rentrer le premier dans l’auberge du Kraken noyé, il le suivit en allant cependant chercher une bouteille de liqueur au tavernier. Il monta ensuite les escaliers, ouvrant la bouteille avec les dents avant de cracher le bouchon qui rebondit et dévala les marches :

« J’te jure Père, tu nous a donné un héritage des plus embêtant ! »
Lettre n°5 – Date inconnue – Erdély

Chère Danya,

Je sais que tu attends de mes nouvelles depuis longtemps mais un évènement particulier a bouleversé mes plans pour retourner vers toi. Je t’avais déjà parlé de ma grande-sœur, Aliénor, une femme maligne et au cœur d’or ? Oui, je t’en avais parlé il me semble. De sa soudaine fuite de France avec un certain comte banni de ses terres, Farkas, une disparition qui avait eu beaucoup d’impact sur ma vie à ce moment-là.

Et bien, j’ai eu une missive il y a quelques semaines, une missive de ma sœur. Elle me demandait de l’aide, en me disant que je lui devais bien ça. Et c’est vrai, elle m’a élevé quand notre mère est morte, je lui dois tout et j’ai donc accepté. Nous nous sommes donné un point de rendez-vous et j’ai attendu dans l’espoir de revoir son sourire…

Danya, je ne peux te parler en détails de ce qu’il s’est passé, cela me prendrait trop de pages mais saches seulement que je ramène un jeune garçon et seulement lui. Oui, tu l’auras compris, le fils de ma sœur car Aliénor est… partie. Danya si tu savais comme il est étrange, un enfant si particulier que j’ai d’abord voulu le laisser dans l’auberge où il se remettait de ses blessures par crainte d’être maudit. Oui, blessé, parce que l’homme qui a pris la vie de ma sœur a brisé la jambe de cet enfant avant de lancer son chien en pensant qu’il finirait le travail.

Mais je n’ai pas pu, malgré son apparence, il est la chair de ma sœur.

Mon cœur t’appartient.

Lettre n°7 – Hiver – Pays du Nord

Ma tendre Danya,

Il fait tellement froid dans ce pays de neige que j’ai peur de sortir de ma chambre d’auberge et de perdre tous mes orteils. Les intempéries ralentissent tellement le convoi que j’ai pensé à rester encore deux semaines ici. Si tu savais comme je rêve de te serrer dans mes bras et de ressentir la chaleur de tes lèvres.

J’aurais certainement pu prendre la mer bien avant mais les blessures de l’enfant d’Aliénor l’ont immobilisé. Sans compter qu’il refuse de se nourrir... J’avais d’abord pensé qu’il était un être venu de la nuit, je lui ai donc demandé mais malheureusement, il ne parle pas notre langue donc avant de te le mener, je lui apprendrais le français.

Ce que j’ai pu en tirer de notre première conversation c’est qu’il n’est pas un être immortel même si, d’après ce que je craignais, il vivait lui et ses parents avec un groupe de vampire. Farkas a d’ailleurs était transformé par l’un des leurs juste après la naissance de ce garçon mais pas Aliénor. Elle aidait les membres du clan en allant faire des tâches qu’un vampire ne peut pas faire sans se faire remarquer. Je ne sais pas dans quoi Aliénor s’était embarqué mais cela devait être grave. Et c’est surement à cause de ce Farkas.

L’enfant non plus ne sait pas plus, la seule chose qu’il a compris, c’est qu’il a dû partir précipitamment avec sa mère et qu’ils devaient me rejoindre au port. Il ne sait pas si son père est en vie ni si les autres membres du clan s’en sont sortis. Je lui ai demandé ce qu’il était arrivé à ma sœur pour qu’elle finisse dans… dans un état aussi horrible mais il a refusé de parler.

Tu me manques ma douce.

Lettre n°12 –  Date inconnue - Foire de Reims

Ma belle Danya,

Je vais bien, les affaires sont plutôt bonnes mais je ne t’embêterais pas avec les chiffres et les histoires de marchands. Je sais que tu veux savoir : comment il va et qui il est car tu ne sais de lui que quelques mots sur du papier humide qui sent la terre et le sel. Laisse-moi donc te le décrire en quelques phrases…

Tout d’abord, ses blessures sont bien cicatrisées, il en gardera la marque à vie mais cela ne le dérange pas pour marcher et bouger son bras. Je voudrais te rappeler que mes premières impressions de lui dans mes précédentes lettres se sont révélées vite faussées. Le morveux qui ne montrait que de la crainte, agissant comme un animal sauvage et ne disait rien à bien vite montré sa personnalité une fois la confiance installée. Au fond, il ne ressent que de la méfiance envers les hommes car il sait de quoi nous sommes capables.

Je pensais d’ailleurs que son expérience l’empêcherait de s’ouvrir aux gens mais c’est tout le contraire, il est toujours en train de parler aux inconnus… Surtout aux jeunes filles. Je dois lui tirer les oreilles tous les jours et lui donner des coups de bottes pour qu’il travaille correctement sans aller voir ailleurs.

Nous nous sommes d’ailleurs mis d’accord sur un point : il ne doit jamais parler de son passé avec les vampires.

Le voilà qui vient d’arriver couvert de blessures, je te laisse.
Embrasse notre fils qui est je l’espère plus sage que l’enfant de ma sœur.

Lettre n°23 – Printemps (date illisible) – Auberge de l’Homme Fringuant

Ma douce,

Je vais donner cet enfant à la première foire aux monstres que je trouve !
Ce morveux ! Tu te rappel du magnifique instrument que je lui ai offert ? Je lui avais dit que sa mandole pouvait lui servir à être plus fort que les armes, je ne pensais pas qu’il jouerait autant avec les mots…

J’ai un paysan qui est arrivé dans la taverne, tenant le Morveux (fier de lui) par le col de sa chemise alors que son fils avait les dents de devant brisés comme des morceaux de porcelaines. Celui-ci a eu la bonne idée de se défendre avec sa mandole mais pas comme je l’aurais voulu ! Il a utilisé l’instrument comme s’il s’agissait d’un gourdin et il en a fait des ravages ! Me voilà obligé de donner une bourse à un paysan, comme si j’avais besoin de ça !

Et ne t’inquiètes pas pour le morveux, lui va très bien ! Il rayonne de bonheur même !
Il faut que je fasse plus attention à ce que je dis et à ce que je lui mets entre les mains !

Mes pensées à toi et à mon fils qui j’espère n’est pas aussi désagréable à vivre !


Lettre n°37 – 13 Juin (année non écrite) – Italie

Ma dulcinée,

Au plus ce morveux grandit, au plus son caractère s’affirme. D’un enfant bagarreur et n’utilisant que très peu sa tête dans les situations d’urgences, il devient un jeune homme qui utilise enfin ce qu’il a dans le crâne mais aussi ses muscles de façon intelligente. La route que nous avons faite en compagnie du barde a été des plus bénéfiques pour lui, il sait dorénavant user de ses mots pour atteindre le cœur des gens… Mais surtout des femmes…

Je sais ce que tu vas dire, mais il est malin. Il arrive toujours à trouver un endroit ou dormir et manger en parlant aux femmes, il sait se débrouiller seul maintenant. Il a toujours ce caractère bienveillant et chaleureux, si je le laissais faire, il tomberait amoureux de toutes les filles qu’il rencontre et se marierait avec chacune d’entre elles. Si tu le voyais chanter les louages et autres poèmes dans les auberges pour les serveuses, je ne sais pas s’il fait ça vraiment par amour ou bien car il sait qu’il peut avoir des l’alcool à flots en attirant le cœur de ces gamines.

Et je n’aurais aucune peur de le laisser partir à l’aventure mais…

Cet enfant attire les ennuis !
Je ne sais pas par quelle sorcellerie, mais toutes les personnes qu’il rencontre lui attirent tous les problèmes du monde.

La semaine dernière, il me présente un vampire qui a rencontré lors d’une promenade le long du Crostolo. A peine ai-je eu le temps de demander le nom de cette personne que nous avons été poursuivit par des garde dans toute la ville !

Je n’avais jamais couru aussi vite de ma vie…

Son fameux ami a bien entendu disparu dans la nature le soir même, se rendant surement compte que rester avec Decebal diminuait l’espérance de vie, même si l'on est immortelle.

Mes yeux et mon cœur ont hâte de te retrouver.

Lettre n°45 – 29 Décembre – Paris

Mon oiseau de Paradis,

J’espère que tu vas mieux, que ta maladie ne soit plus qu’un mauvais souvenir et je m’en veux terriblement de ne pas avoir pu être à tes côtés pendant ta convalescence. J’espère aussi que notre fils a été d’un grand soutient et qu’il a put gérer les affaires de la famille correctement en mon absence et pendant ton repos.

De notre côté, le morveux et moi sommes bien arrivés à Paris juste avant la chute de neige. Les chevaux avaient vraiment du mal sur les routes, j’ai cru qu’on allait devoir finir à pied en portant tous les paquets sur notre dos !

Danya, j’avais oublié à quel point la Flamme éternelle était horrible envers les vampires et ceux qui les aident. Le morveux à très mal réagit quand il a vu les bûchers, même s’il savait que les hommes étaient violent envers les vampires, il ne savait pas que la Flamme éternelle et ce fameux Archevêque brûlaient vif les non-vivants sur la place public. Il y avait des enfants pas plus grands que ta nièce Alizéa…

Il a d’ailleurs voulu les aider, me demandant avec une grande peine dans les yeux s’il y avait quelque chose à faire pour aider ses pauvres malheureux. Mais même si on avait voulu, on aurait rien put faire et cela ce serait retourné contre nous… Contre toi et notre fils ! Si tu savais ce qu’ils font pour avoir des renseignements !

Depuis, Decebal reste dans la chambre de l’auberge. Il ne dit rien et passe son temps à écrire des missives à ses connaissances à dents pointues. Penses-tu qu’il va essayer de créer une rébellion chez les vampires ? Tu sais désormais comme moi la vérité sur son Père. Devrais-je dire au morveux que le comte Farkas n’était qu’un… [Fin de la lettre introuvable]

Lettre n°67 – Avril – Brest

A ma dulcinée,

Tout d’abord, je te rassure, cette vilaine chute à cheval ne m’a rien brisé. Le morveux à réagit excessivement en t’écrivant cette lettre comme si j’allais mourir ! C’est un idiot et tu sais ce que je dis toujours : je n’arriverais jamais à le changer !

Malgré le fait que je ne peux pas du tout bouger de mon lit pendant les prochains jours, les affaires continuent et c’est Decebal qui s’en charge. Je te laisse donc imaginer ma surprise quand je vois arriver dans la chambre non pas un sac d’argent mais une jeune vampire qui semblait vraiment fatiguée et assoiffée. Je te rappelle que je ne pouvais absolument pas bouger ! J’ai donc agit de la façon la plus normale possible :

« Où est mon argent ?! Pourquoi tu me ramène une vampire ?» Ai-je crié sur l’idiot me servant de neveu.

Il m’a alors dit que cette jeune fille (j’ai déjà oubliée son nom) connaissait très bien un clan de vampire. Une sorte de grande bâtisse où vivent beaucoup d’immortels dont notamment un Ancien qui doit une dette envers Farkas (décidemment, même mort il est toujours en train de me voler la vedette ce vampire !) Decebal m’a demandé si on pourrait faire un détour pour aller le rencontrer, tu sais donc parce que tu me connais par cœur que je lui ai dit d’aller se faire voir. Nous nous sommes chamaillés pendant quelques minutes avant que je lui dise de partir s’il le voulait mais que je ne voulais pas faire un détour aussi long.

La porte s’est refermée, j’étais tout seul dans la chambre.

A ma solitude...

Lettre N°68 - Avril - Brest

Il pleut depuis deux jours, il n’est pas revenu.
Dès que je serais dans la capacité de marcher, j’irais à sa poursuite.

Ne t’en fais pas !

Mon cœur ne bat que pour toi.

Lettre N°69 – Avril – Brest

Danya ma femme,

Que je sois maudit parce que j’ai failli à mon devoir !
J’ai retrouvé Decebal mais il était dans un piteux état et pour cause :

Il a été transformé en vampire !

Je t’enlève le doute de suite, rien à voir avec la vampire de l’autre jour !

Après notre dispute, cet idiot a acheté un cheval (avec mon argent !) à cette vampire et la laissait partir seule. Lui est plutôt allé se saouler dans une taverne avec ce qu’il restait de pièce. Il a tellement bu qu’il ne se souvient que d’avoir rencontré quelqu’un avec une cape noir et avec qui il a parlé de femmes. Après, le trou noir !

Il s’est réveillé dans un buisson en pleine forêt à plusieurs kilomètres d’ici avec deux crocs qui lui sorte de la bouche comme un vieux chien galeux !
Oui, je suis en colère !
Je suis aussi rassuré de savoir qu’il n’est pas partit…
Mais le voilà transformé en vampire alors que… C’est pas le moment !
Je me dépêche de vendre mes dernières marchandises et nous rentrons de suite !

Que dieu me soit témoin de mon amour pour toi, mon fils et cet abruti qui me sert de neveu !

Lettre N°203 – Date inconnu – Lac d’Allos

Danya mon amour perdu,

Je sais que j’écris une lettre qui n’aura jamais de lecteur mais nous avons pris cette habitude il y a tellement longtemps que je ne peux me résoudre à arrêter. Je t’écris devant le lac ou nous avions l’habitude de nous promener quand tu étais encore de ce monde et que notre héritier courait avec Decebal comme les deux enfants innocents qu’ils étaient.

D’ailleurs, notre fils Ignác va bien, il a pris de l’âge et ressemble à un vrai jeune homme maintenant. Il tient désormais les affaires et un certain vampire est parti l’accompagner pour son voyage jusqu’en Chine. Cela fait du bien de le voir sourire même si Ignác se plaint. Quand  la femme de Decebal est morte, je pensais qu’il se laisserait rester apathique dans sa maison pendant des années, même si je ne sais pas si un vampire peut se laisser mourir de faim ou de soif. Decebal avait Yseult quand il avait besoin de se nourrir… Mais il a repris du poil de la bête, ne t’en fait pas !

Il revient très souvent à la maison en dehors des voyages, et me joue les mélodies qu’il a appris à travers ses périples avec sa vieille mandole que je lui avais offerte. Elle a un peu perdu de son éclat mais il y fait attention comme la prunelle de ses yeux. Après, tant qu’il ne s’en sert pas de gourdin, ça me va !

Danya, nous avons gardé le secret tellement longtemps sur son père. Je me demande si je ne dois pas emmener ce que je sais sur Farkas avec moi dans la tombe, même si parfois, j’ai l’impression qu’il sait. Mais s’il n’est vraiment pas au courant, alors je ne dirais rien. Ce garçon a un trop grand cœur pour supporter l’horrible vérité.

Quand je serais mort et que je te rejoindrais dans le Royaume de Dieu.
Je m’excuserais auprès d’Aliénor pour tout ce que j’ai dit et ce que je ne dirais jamais !

Le soleil se couche sur le lac, tu me manques tellement.

Attends-moi, encore un peu.

Ton Gautier.

Lettre N°01 - 1463 - Paris

Ma chère femme,

Je sais que tu vas trouver cela étrange mais j'ai eu soudainement envie de t'écrire une vraie lettre. Cela vient peut-être de mes parents qui s’envoyaient sans arrêt des courriers. Est-ce que cela te plait ? Je te promets que dans les prochaines, je serais un peu plus poétique car celle-ci est écrit un peu à la va vite. Je suis actuellement à Paris, je te dirais surement que le temps serait magnifique si je n’avais pas deux mauvaises nouvelles à t’annoncer.

Premièrement, l’archevêque Ethelbert est mort. Certes, je ne sais pas trop ce qu’il s’est exactement passé mais les rumeurs courent qu’il aurait été tué par des vampires. Ce qui veut dire que la chasse aux immortels est lancée. Je te rassure, Decebal n’a surement rien à voir avec cette histoire ! Je sais qu’il est du genre à se fourrer dans des histoires pas possible mais heureusement, il semble qu’il n’est aucun lien avec cet assassinat…

Je dis bien « il semble » parce que voici la deuxième mauvaise nouvelle.

Decebal a décidé la semaine dernière de partir à l’aventure. Oui, je devrais être fou de joie d’être enfin libéré de ce barde de malheur après quarante-cinq ans de voyage avec lui mais je ne peux m’empêcher de m’inquiéter pour lui. Rappelle-toi que la première fois que mon père l’a laissé seul, il a été transformé en vampire.

Je pense donc rester une ou deux semaines de plus dans la Capitale, histoire de récolter des informations sur le morveux. Je suis sûr que dès que tu auras lu ces lignes, tu vas t’empresser de faire de même, mais pense à ne pas te faire remarquer, la Flamme éternelle est partout.

Prends bien soin de nos deux filles,
Je t’aime.
Ignác
Histoire
Pseudonyme : Juste un DC...
Âge : *monologue infini* c'est notre propre caractère qui devrait être le reflet de ce que nous sommes, à moins que cela soit nos actes...
Découverte du forum : J'ai reçu une missive par accident, je savais que c'était pas pour moi mais je l'ai ouverte...pour voir... et me voilà !
Commentaire : Vous avez déjà vu une tête de sanglier fantôme qui chante de l'opéra et qui s'appelle Bary, si oui... Ne lui dites pas que je suis ici !
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Anastasia Mortegarde
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Messages : 25
Date d'inscription : 28/02/2018

MessageSujet: Re: Decebal le Barde   Mer 21 Mar - 21:32

Validé, Messire Decebal !
J'espère qu'une de tes chansons racontera mes exploits !
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Decebal le Barde
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