Vampire Waltz

France, XVème siècle. L’ordre de la Flamme Eternelle mène une guerre feutrée contre les vampires. La victoire appartiendra à ceux qui survivront à la Nuit...
 
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 Calliste de Beaulieu ~en scène~

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Calliste de Beaulieu

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Date d'inscription : 22/03/2018

MessageSujet: Calliste de Beaulieu ~en scène~   Jeu 22 Mar - 20:33

Calliste
de Beaulieu
Âge : 28 ans
Groupe : Vampire
Métier : Acteur
Etat civil : Célibataire
Faction : La Loge des Vampires

▬ ft. Mairon de Kaprriss

Carnation : pâle
Taille : 1m73
Cheveux : Longs et blonds foncés. Il n’aime pas les attacher, il dit que ça lui fait mal au crâne.
Yeux : mordorés. Son regard demeure froid, même lorsqu’il sourit.
Style vestimentaire : Il a l’habitude de porter des vêtements trop grands pour lui car il a horreur de se sentir trop serré, surtout pour les chemises et les tuniques. Elles flottent sur ses épaules, lui donnant parfois un air un peu débraillé qui a fait sa réputation. Il emporte toujours une vieille cape afin de se préserver du soleil en plein jour. Sur scène, Calliste adore se déguiser et il semble si à l’aise même dans des tenues extravagantes ou bigarrées qu’il ne perd jamais sa crédibilité.
Signe(s) distinctif(s) : des traces de morsure sur les bras, les côtes et les jambes, suite à une attaque de loups, trois ans plus tôt. Il aime raconter à ses conquêtes d'où il tient ses cicatrices, sauf que la version ne cesse de changer.

Il était saoul. Ou du moins, il aurait voulu s’en convaincre. Cela faisait trois ans maintenant qu’il avait oublié la sensation d’ivresse, alors il essayait de se persuader de l’impossible.

« Ils étaient là à m’encercler ! une horde de loups ! racontait-il à Tobias, l’aubergiste, tout en mimant de grands gestes. Mais moi, je ne comptais pas fuir, même seul contre tous ! Je les ai affronté un à un ! »

C’était un mensonge. Il était mort de peur ce jour là. Parfois, il revoyait la scène dans ses cauchemars. Il ne se rappelait plus de grand-chose, mais le peu dont il se souvenait hantait ses nuits.

Calliste n’avait jamais été un héros, même du temps où il était encore humain. Il était bien trop centré sur lui-même pour cela. Particulièrement égoïste, il avait une sainte horreur de tout ce qui ne tournait pas –de près ou de loin- autour de lui.
Non, il savait qu’il faisait partie des ces hommes qui empruntent la mauvaise voie, de ceux qui prennent inéluctablement les mauvaises décisions. Est-ce que cela faisait de lui un individu mauvais ? il n’avait pas envie de le savoir. Parfois, il se disait que c’était pour cette raison que Rose l’avait quitté.

Autrefois, il était peureux, mais aujourd’hui, le sentiment de peur s’était raréfié. De nature extravertie et sociable, il souriait beaucoup –tout le temps même- alors que ses yeux demeuraient froids et secs.
Il n’y avait que deux peurs qui soient restées encore intactes, même après qu’il soit devenu un vampire : les responsabilités et le noir.
Sa peur du  noir s’était transformée en même temps que lui : avant, il craignait de ne rien voir ; maintenant, il n’y voyait que trop bien.

Il ne supportait pas l’ennui, aussi cherchait-il toujours de nouvelles distractions. Il présentait un caractère plutôt doux au premier abord, et assez charmant, si l’on faisait abstraction de ses attitudes un brin étranges. Il pouvait écouter posément une conversation, mais on n'était cependant jamais loin de le voir jaillir subitement tel un pantin s’extirpant de sa boîte, sans raison apparente.

L’acteur savait endormir la méfiance. Il pouvait également vous persuader d’être la personne la plus importante du monde. Son côté théâtral et grandiloquent faisait de chaque moment, même le plus anodin, une pièce dont il se donnait le premier rôle.

Il était très facile d’être irrité par Calliste. Souvent, il recherchait ce but, juste parce qu’il adorait la façon dont les gens révèlent des choses sur eux-mêmes avec spontanéité lorsqu’ils sont en colère. En revanche, il était bien moins aisé de se fâcher avec le blond. Calliste ne prenait jamais rien au sérieux. Les rares fois où il se mettait en colère restaient cependant mémorables. Lorsque cela se produisait, c’était à la fois terrifiant et rassurant. Terrifiant car il maîtrisait mal sa forme humaine, laissant apparaître sa nouvelle nature ; et rassurant, du fait qu’il montre enfin que quelque chose pouvait le toucher.  

Il était du genre fataliste. Il adorait parler de destin à tors et à travers, surtout lorsqu’il faisait de nouvelles rencontres, mais en réalité il était fâché avec de dernier. Il lui trouvait un sens de l’humour douteux.
Calliste aimait les femmes et les femmes l’aimaient aussi. Peut-être qu’elles s’imaginaient pouvoir le sauver, seulement il n’avait pas envie d’être sauvé. Il préférait fuir toute forme d’engagement. Parfois, il les tuait après l’amour. Parfois pendant. Il plantait ses crocs dans leur gorge et il buvait leur sang. Il avait conscience que c’était mal. Il pensait cependant que, comme ça, elles ne le quitteraient jamais. Elles lui appartiendraient pour toujours. Pas comme Rose.

Calliste était du genre profondément cynique. C’était son véritable tempérament. Il avait tendance à faire des caprices pour à peu près tout et n’importe quoi et c’était à se demander s’il s’agissait d’un homme ou d’un enfant.

Avant, il craignait la mort. Maintenant qu’il était éternel, il ne supportait pas la solitude. Il pouvait user de toutes sortes de manipulation pour ne pas rester seul, par exemple en faisant de ses interlocuteurs ses débiteurs. Il s’attachait cependant rarement à autrui et si jamais cela arrivait, il devenait facilement surprotecteur, au point de se mettre lui-même en danger. Pour Rose, il avait été prêt à se damner. Il pourrait également en mourir.
Il était bientôt midi, lorsque l’on toqua à la porte. Un grognement à peine étouffé émergea de sous les draps et les coups redoublèrent contre le bois.
« Calliste, réveille-toi ! J’ai une lettre qui est arrivé pour toi ! »
Un juron traversa la porte, mais il en fallait bien plus pour que l’aubergiste ne s’en offusque. L’homme pénétra dans la chambre, les bras croisés, jetant un regard exaspéré à la silhouette qu’il discernait sous les couvertures.
« Calliste… », prévint-il.
La tête du vampire finit par apparaître, les yeux plissés  et l’air à moitié réveillé.
« Aubergiste, il y a un individu qui est entré dans ma chambre ! Faites le sortir ! » s’exclama t-il.
« Haha, très drôle… Je te rappelle que j’ai accepté de te loger à mes frais cette nuit parce que tu étais bien trop saoul pour repartir. Alors un peu de respect. »
« Je ne peux pas être saoul, Tobias », maugréa le blond, les cheveux emmêlés.
« Je sais. C’est bien pour ça que j’ai interdit aux clients de faire des concours de boisson avec toi. Ecoute, hier tu racontais beaucoup de choses. Je suis persuadé que la moitié était fausse, mais je t’aime bien. Par contre, si tu ne bouges pas tes fesses rapidement, je ne te garantis pas de rester généreux. »
Calliste leva les mains en signe de capitulation.
« C’est comme si j’étais déjà parti ! » lança t-il gaiement.
L’aubergiste secoua la tête.
« Sauf que tu es toujours là. Et tu n’es pas vraiment du genre discret, monsieur l’acteur en vue. Tu as intérêt à plancher sur ton rôle, je vais emmener Molly voir ta prochaine pièce. »
Calliste lui lança un regard langoureux, le menton posé dans la paume de sa main.
« Tu n’as pas peur qu’elle tombe amoureuse de moi ? »
« Aucune chance ! Je lui ai déjà raconté quel genre d’individu tu étais. Tiens, voici la lettre dont je te parlais. »
Il lui lança la missive et Calliste s’en saisit avec une promptitude presque surhumaine.
Lorsque les yeux du vampire se posèrent sur les caractères tremblotants qui dessinaient son prénom, son visage se ferma instantanément. Tobias l’observa avec une moue désolée. Il était l’une des rares personnes à connaître cette expression sur les traits du blond.
« Ma sœur ne sait ni lire ni écrire, mais on lui avait appris à écrire nos deux noms. Elle était très fière ce jour là », ajouta t-il avec un sourire forcé.
Il posa la lettre sur la table de chevet. Lui aussi avait toujours eu du mal à lire bien qu’il ne l’ait jamais avoué. Il avait honte car plusieurs acteurs de la troupe étaient lettrés. Lorsqu’on lui remettait le scénario des pièces qu’ils allaient jouer, il parvenait à comprendre une grande partie du texte, mais certains mots lui échappaient parfois. Alors, il improvisait souvent. Certains pensaient qu’il s’agissait d’un talent, alors qu’en vérité, il ne faisait que masquer une faiblesse. Quant à l’écriture, il n’avait jamais appris et c’est à peine s’il savait tenir une plume.
« Tu ne la lis pas ? »
Les yeux de Calliste se détournèrent. Bien sûr, il était heureux de recevoir des nouvelles de Rose. C’était la deuxième fois qu’il recevait une lettre d’elle. Toutefois, songer à sa sœur le rendait malade. Il espérait qu’elle allait bien et qu’elle était heureuse… Non. Il se mentait. Il ne voulait pas qu’elle soit heureuse en étant loin de lui. Parce que lui, il était malheureux sans elle. Cela faisait trois ans qu’elle était partie, mais c’est comme si une éternité s’était écoulée. Elle ne savait même pas ce qu’il était devenu pour la retrouver. Leur pauvre mère devait se retourner dans sa tombe en songeant que ses deux enfants étaient devenus des vampires. Combien de chance y avait-il pour qu’un tel cas se produise ?

Cela s’était passé durant leur adolescence, Rose avait été mordue par un vampire et elle était devenue une créature de la nuit. Elle n’avait jamais voulu raconter comment l’attaque s’était déroulée.

Calliste avait eu le sentiment d’avoir failli quelque part.

Il avait accepté la nouvelle forme de sa sœur et s’était juré de la protéger, cette fois-ci.
Quatre ans plus tard, lorsque leur mère était tombée malade, il lui avait promis de veiller sur Rose et de l’emmener avec lui sur les routes. Il venait tout juste d’intégrer la troupe de théâtre des Baladins. Rose était un tel rayon de soleil qu’elle avait vite été acceptée par les autres acteurs. Calliste avait veillé sur son secret, de peur que la Flamme Eternelle ne vienne lui enlever sa seule famille. Ils n’étaient pas malheureux, bien que leur vie ne soit pas non plus des plus faciles. Si seulement il n’y avait pas eu ce jour maudit !
Le blond serra les dents, ravalant sa colère.
« Je sais qui a rédigé la lettre pour elle. Je verrais ça plus tard. J’ai faim, tu as quelque chose à manger pour moi ? »
L’aubergiste roula des yeux. C’est à ce moment là qu’une main repoussa les draps à côté du vampire, dévoilant un visage de femme aux cheveux d’encre.
« Et bien vous en faites du bruit ! », s’exclama t-elle, sans se soucier des regards des deux hommes posés sur elle. La présence de l’aubergiste ne sembla pas l’intimider.
« Ornella ! Bien dormi, ma douce ? »
La femme lui adressa une moue boudeuse.
« Je m’appelle Cassandre. »
Du coin de l’œil, Calliste vit l’aubergiste aplatir sa main sur son front.
« Ah… j’étais pas loin. Cela dit, ma question demeure inchangée. »
« J’aurais mieux dormi si votre corps était moins froid. Combien de couvertures faut-il pour vous réchauffer ! »
« Seul votre corps me suffit, vous le savez bien », répondit-il avec un sourire espiègle tout en serrant la demoiselle contre lui. Il fit exprès de respirer ses cheveux bruyamment, sous les éclats de rire de cette dernière.  
Tobias se racla brusquement la gorge.
« Dites-le si je vous dérange, les enfant. »
Un soupir fendit les lèvres de Calliste.
« D’accord, d’accord, je vais débarrasser le plancher, puisque l’on ne veut plus de moi ici ! » lança théâtralement l’acteur. « De toute façon, dame Justinia veut me voir à propos de la prochaine pièce. Mes amis, dans peu de temps, je jouerais peut-être à l’hôtel des Tournelles ! »
Tobias sourit avec indulgence, mais le visage de la brune se renfrogna.
« On sait comment Justinia récompense certains de ses petits "protégés" », répliqua t-elle avec une pointe de jalousie.

Justinia était un prénom qui le faisait toujours frémir, même aujourd’hui. S’il était reconnaissant de l’aide qu’il avait reçu de la belle vampiresse, il ne supportait pas d’avoir des comptes à rendre à qui que ce soit. Cela faisait deux ans maintenant que la dame l'avait remarqué lors d'une pièce et lui avait proposé d’intégrer la Loge des Vampires, en échange de sa protection. Elle lui avait promis qu’ainsi, il retrouverait plus aisément celle qu’il recherchait. Très vite, il avait compris qu’elle et lui se ressemblaient. Justinia promettait beaucoup de choses, mais c’était dans le seul but d’avancer ses pions sur l’échiquier. Parfois, elle lui faisait peur. Mais il était prêt à tout pour mettre la main sur Rose.
« Allons ne soyez pas contrariée, ma belle. Vous savez, le métier d’acteur ne garantis pas toujours du pain à sa table. Et puis, si la dame Justinia n’était pas devenue notre généreuse mécène, je ne serais pas à Paris à l’heure qu’il est et nous ne nous serions jamais rencontrés, vous et moi et vous n’auriez jamais su à quel point je peux être… »
Il n’eut pas le temps de finir sa phrase qu’il reçut sa cape en pleine tête.
« Allez, joli cœur, tire-toi vite avant que je ne prenne mon balais. »



Calliste quitta l’auberge en début d’après midi, son capuchon le protégeant des rayons néfastes du soleil. Il fut un temps où il adorait s’allonger dans les champs de son village natal, à Beaulieu, pour apprécier la chaleur de l’astre. Rose et lui se chamaillaient parfois dans l’herbe. C’était une vie tellement insouciante !

Il sortit la lettre de la poche de sa veste. Si seulement il n’y avait pas eu ce fameux jour ! C’était il y a trois ans, mais il s’en souvenait comme s’il s’agissait de la veille. Il s’était malencontreusement coupé en faisant le pitre pour amuser sa sœur et il avait vu le regard de Rose changer. Sur le coup, il avait cru qu’elle allait le mordre. Elle aussi, probablement. Mais elle avait seulement quitté la pièce en courant. Pendant des jours, Rose était restée mélancolique et Calliste n’avait rien pu faire pour la consoler. La vérité c’est qu’il avait eu peur et qu’elle l’avait lu dans ses yeux.  

Quelques semaines plus tard, il avait emmené Rose assister à un tournoi organisé à Paris pour la distraire. C’était la première fois qu’elle souriait depuis des jours. Jamais il ne se serait douté qu’un chevalier viendrait réclamer la faveur de sa sœur et que par la même occasion, il lui volerait son cœur. Calliste était si préoccupé par son avenir de baladin qu’il n’avait même pas compris les sentiments de sa sœur. A l’époque, il sortait tous les soirs, ne rentrait qu’au petit matin, parfois enveloppé d’un parfum de sang. Rose prenait de plus en plus de distance avec lui. Jusqu’à cette nuit où elle était partie rejoindre le chevalier, tandis qu’il fréquentait les maisons closes. Jamais Calliste n’avait éprouvé une telle colère ni un tel sentiment d’injustice. Il avait décidé de partir à sa recherche, malgré l’orage qui sévissait dans la région. Epuisé, il avait fait une pause alors qu’il traversait une forêt, mais il s’était alors fait attaquer par une meute de loup.

Le blond remonta machinalement la manche, dévoilant un bout de son avant-bras. Il portait encore des séquelles de cette attaque. Il n’avait dû sa survie qu’à une vampiresse aux cheveux flamboyants. A ce moment là, il était presque mort. Ses blessures étaient profondes et il n’aurait jamais eu la force de retrouver Rose dans cet état. Il avait donc prit une décision terrible, sans pour autant hésiter une seule seconde. Ce choix avait fait de lui un vampire.

Il ne se rappelait que de la douleur atroce qui s’était prolongée durant des heures entières et d’une voix de femme qui lui disait « un service contre un service ». Calliste avait toujours eu horreur des dettes. Seulement, pour Rose, il était prêt à tout. Même à braver la Flamme Eternelle, lesquels semblaient bien partis pour venger la mort de l'archevêque Ethelbert. Ils n'étaient pas bons de faire partie de la Loge des Vampires, en ce temps là. Et évidemment, il avait fallu qu'il se fourre à nouveau dans le pétrin en rejoignant ces derniers... Maudite Justinia !

Le vampire observa longuement la lettre, puis il se décida enfin à l’ouvrir…
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Âge : Celui qui est le mien.
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Decebal Sutarefson

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MessageSujet: Re: Calliste de Beaulieu ~en scène~   Jeu 22 Mar - 20:52

Je tiens mieux à l'alcool que toi !
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